MonISLA
Institut de Montréal pour l'acquisition des langues secondes
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Ateliers pré-conférence
1er octobre, à partir de 15h00
Heure précise à confirmer

Pavillon Jean-Brillant,
Université de Montréal

Caroline Payant, UQAM
Trouver sa place dans la communauté scientifique : réseautage, engagement et occasions de collaboration
Le réseautage est souvent associé au fait de rencontrer des personnes chercheures renommées lors de conférences. Pourtant, trouver sa place dans la communauté scientifique va bien au-delà de ces échanges ponctuels. Cet atelier, sous forme de discussion, invite les personnes participantes à réfléchir aux différentes façons de s'engager activement dans leur communauté scientifique tout au long de leur parcours.
Ensemble, nous explorerons des stratégies concrètes pour tirer pleinement profit des conférences : préparer sa participation en amont, assister à des présentations au-delà de son domaine d'expertise, prendre part aux activités préconférence et amorcer des échanges authentiques avec d'autres personnes participantes. Nous discuterons également des nombreuses occasions de s'impliquer au sein des associations locales, des regroupements étudiants, des comités et des réseaux de recherche.
Plutôt que de considérer le réseautage comme une simple accumulation de contacts, cet atelier propose de le concevoir comme la construction d'un réseau fondé sur la réciprocité, l'engagement et la collaboration. À travers les discussions et le partage d'expériences, les personnes participantes seront amenées à identifier des moyens concrets de trouver leur place dans la communauté scientifique et de développer un réseau professionnel qui évoluera tout au long de leur carrière.
Les échanges se dérouleront en anglais et en français.
Caroline Payant est professeure au Département de didactique des langues de l’Université du Québec à Montréal. Elle se spécialise dans l’enseignement et l’apprentissage des langues additionnelles selon une perspective plurilingue et basée sur les tâches. Ses recherches portent sur la façon dont les personnes apprenantes mobilisent leurs ressources pour créer du sens dans divers contextes de communication.

Mimi Masson,
Université de Sherbrooke
Au-delà de l’article scientifique : écrire sur sa recherche pour les enseignant·e·s, les communautés et les décideur·euse·s
La recherche en linguistique appliquée et en didactique des langues a le potentiel de transformer les salles de classe, d’éclairer les politiques et d’outiller les communautés, à condition de rejoindre des publics au-delà du milieu universitaire.
Dans cet atelier interactif, nous explorerons comment la relève scientifique peut diffuser ses travaux auprès de publics non académiques : enseignant·e·s, organismes communautaires et instances décisionnelles.
En m’appuyant sur mes propres expériences de mobilisation des connaissances (publications en libre accès, vidéos, approches artistiques), je présenterai des stratégies concrètes pour traduire un travail savant en formats accessibles, sans sacrifier la rigueur ni la nuance.
Ensemble, nous aborderons des questions telles que : Qui sont mes publics et de quoi ont-ils besoin? Comment adapter ma voix, mon langage et mes formats? Quel rôle la diffusion plurilingue et multimodale peut-elle jouer pour rejoindre des communautés diversifiées? Les personnes participantes prendront part à des activités pratiques pour repenser l’un de leurs propres projets de recherche à l’intention d’un public non académique. Elles repartiront avec des outils concrets, des exemples et une ébauche de plan de diffusion.
Les échanges se dérouleront en anglais et en français.
Mimi Masson (she/elle) est professeure agrégée à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke, où elle enseigne en didactique du français et de l’anglais langue seconde. Ses recherches s’appuient sur des méthodologies basées sur les arts pour explorer l’identité et l’apprentissage professionnel des enseignants dans des domaines tels que les pratiques éducatives antiracistes et inclusives.
Devrions-nous demander à l’IA générative de le faire? Les pratiques de recherches contestables dans l’utilisation de la recherche en acquisition de langue seconde.

Merja Kytö,
Uppsala University

Tove Larsson,
Northern Arizona University

Luke Plonsky,
Northern Arizona University

Katherine Yaw,
University of South Florida

Juan M. Rostrán Valle,
University of South Florida

Scott Sterling,
Indiana State University

Tania Ferronato,
University of South Florida
En tant que groupe de recherche, nous nous penchons depuis cinq ans sur les questions liées aux pratiques de recherche contestables (PRC) en linguistique appliquée. Notre première taxonomie des PRC (Plonsky et al., 2024) comprenait plus de 50 éléments liés au financement, à la conception de la recherche et à la diffusion des résultats. Cependant, cette taxonomie ne comprenait aucun élément dédié à l’IA générative (IAg). Cette nouvelle technologie est susceptible de bouleverser radicalement le paysage de la recherche universitaire et, de ce fait, son inclusion ou son exclusion nécessite une réflexion éthique approfondie. Il existe un manque général de consensus sur les bonnes pratiques à adopter pour intégrer cette technologie dans le processus de recherche. En tant que chercheur·es, devrions-nous demander à l’IAg de de faire des revues de littérature, d'élaborer des plans de recherche, de faire du codage ou de l’analyse de données, ou encore de nous aider dans le processus de rédaction? L’IAg peut-elle nous aider à évaluer des articles ou à déposer des demandes de subvention? Où tracer la limite entre un outil qui peut nous aider et un outil qui contribue “trop” dans le processus de recherche?
En tant que chercheur·es, nous ne pouvons pas prétendre, et ne le faisons pas, que nous détenons les réponses quantà la manière d’utiliser l’IAg de manière éthique. L’objectif de cet atelier est plutôt d’engager une réflexion sur la manière dont le domaine de l’acquisition de langue seconde envisage l’IAg à partir de nos propres travaux de recherche. Nous proposons de faire cela en 1) partageant nos expertises antérieures sur les PRC (Larsson et al., 2023; Plonsky et al., 2024), (2) présentant une synthèse des résultats notre projet actuel sur les PRC liés à l’IAg et 3) offrant aux participant·es un espace où ces personnes peuvent interagir à partir de scénarios qui traitent de l’utilisation de l’IAg. En participant à cet atelier, les participant·es pourront contribuer à un débat en constante évolution sur l’utilisation de l’IAg au cours du processus de recherche.
Les échanges se dérouleront en anglais.
Merja Kytö est professeure émérite de langue anglaise à l'université d'Uppsala. Ses domaines de recherche comprennent l'éthique de la recherche, la linguistique de corpus, la pragmatique historique, la sociolinguistique historique et l'étude des manuscrits. Elle est co-rédactrice en chef de la revue ICAME Journal, co-rédactrice en chef de Studia Neophilologica, ainsi que directrice de publication de la collection Studies in English Language et responsable éditoriale de la collection Elements in the History of English aux éditions Cambridge University Press.
Luke Plonsky (doctorat de l'université d'État du Michigan) est professeur de linguistique appliquée à l'université du Nord de l'Arizona. Ses travaux de recherche portent principalement sur des questions méthodologiques, notamment l'échantillonnage, l'éthique de la recherche, la science ouverte, la mesure et les méthodes méta-analytiques. Luke est rédacteur en chef de la revue SSLA, rédacteur en chef adjoint de la revue Foreign Language Annals et directeur de publication chez Applied Linguistics Press.
Juan M. Rostrán Valle est candidat au doctorat au sein du programme de linguistique et de sciences linguistiques appliquées de l'Université de Floride du Sud (USF). Ses recherches portent notamment sur l'écriture en langue seconde, en particulier les tâches multimodales de préparation à l'écriture, ainsi que sur l'analyse des genres textuels à partir de corpus. La passion de Juan trouve ses racines dans la salle de classe, où il prend plaisir à enseigner l'anglais académique, les méthodologies d'enseignement des langues et l'espagnol en langue seconde.
Tania Ferronato a récemment obtenu son doctorat en linguistique et en sciences linguistiques appliquées à l'Université de Floride du Sud. Ses domaines de recherche portent notamment sur la perception de la parole en langue seconde, les facteurs sociolinguistiques influant sur la compétence communicative des apprenants et l'éthique de la recherche. Elle est spécialisée dans l'enseignement de la linguistique et des méthodologies d'enseignement des langues, et possède une expertise supplémentaire en langue italienne.
Tove Larsson est professeure agrégée de linguistique appliquée à l'Université du Nord de l'Arizona. Elle est spécialisée dans les méthodes de recherche et les analyses basées sur des corpus portant sur la complexité grammaticale et l'écriture en langue seconde. Parmi ses ouvrages récents, on peut citer Statistical modeling for (actual) hypothesis testing (2026, CUP) et Addressing questionable research practices in applied linguistics (2024, ALP). Elle est co-rédactrice en chef de l'International Journal of Learner Corpus Research (Benjamins).
Katherine Yaw est professeure adjointe en linguistique appliquée à l'Université de Floride du Sud. Elle travaille dans le domaine de l'enseignement des langues depuis 2007 et possède une expérience dans l'enseignement de l'anglais, la formation des enseignants et la gestion de programmes. Ses axes de recherche portent notamment sur la perception et la production de la parole, les attitudes linguistiques et le rôle des auditeurs dans une communication réussie, ainsi que sur la méthodologie de recherche et l'éthique de la recherche quantitative.
Scott Sterling est professeur d'anglais langue seconde (TESL) et de linguistique à l'université d'État de l'Indiana. Son domaine d'expertise principal est la méta-recherche, avec un accent particulier sur l'éthique de la recherche. Il a mené des travaux sur des thèmes tels que la compréhension, par les apprenants d'anglais, des documents de consentement éclairé, ainsi que la formation à l'éthique de la recherche en linguistique appliquée. Il possède également une expertise en matière d'engagement communautaire grâce aux différents programmes de stages qu'il gère et qui apportent un soutien linguistique en anglais aux communautés et aux écoles locales.
Ateliers destinés aux enseignants
L’IA au service de la rétroaction en classe de langue : quand, comment et jusqu’où l’utiliser?
Animé par:
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Manel Zghidi
Université de Montréal
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Sylvain Miklohoun
Université de Montréal

Vendredi 2 octobre, 13h00-14h00
Université de Montréal, Pavillon Lionel-Groulx
Salle: C-2090
3150, rue Jean-Brillant
Résumé :
L’intelligence artificielle offre de nouvelles possibilités pour soutenir la rétroaction corrective en classe de langue, mais son utilisation soulève des questions quant à sa pertinence pédagogique, à sa fiabilité et à ses limites. Dans cet atelier interactif, les participants découvriront différentes façons de concevoir et de mobiliser des outils de rétroaction assistée par l’IA. Après de courtes démonstrations, ils les expérimenteront à partir de situations concrètes, puis discuteront de leurs observations et de leurs préoccupations. L’atelier permettra ainsi de dégager des repères pour déterminer quand et comment recourir à ces outils, tout en préservant le jugement de l’enseignant et l’engagement actif de l’apprenant.
Une démarche réflexive pour soutenir le jugement professionnel dans la conception et la validation de tâches d’évaluation en FLS
Animé par:

Louis-David Bibeau
Université d’Ottawa
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Élisabeth Veilleux
Université McGill
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Narimane Wanis
Université McGill
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Omar Gamboa Gonzalez
Université McGill

Samedi 3 octobre, 10h30 - 11h30
Université de Montréal, Pavillon Jean-Brillant
Salle: B-3265
3200, rue Jean-Brillant
Résumé :
Vous arrive-t-il de remettre en question la qualité de vos tâches d’évaluations et de vous demander si elles tiennent compte de la pluralité des profils de vos étudiant.e.s ? Vous demandez-vous si vos tâches évaluent réellement ce que vous souhaitez observer et si elles sont cohérentes avec ce que vous avez enseigné ?
C’est avec ces questions en tête que trois chargé.e.s d’enseignement en français langue seconde de l’Université McGill et un expert en évaluation de l’Université d’Ottawa ont joint leurs forces au printemps 2024. Cette collaboration a mené à la création d’un outil permettant aux enseignant.e.s de porter un jugement sur la qualité de leurs tâches d’évaluation. Inspiré des travaux de Mora (2020), cet outil d’accompagnement prend la forme d’une liste à cocher structurée en cinq étapes correspondant au cycle de vie d’une évaluation. Il invite l’enseignant·e de français langue seconde à adopter une démarche systématique de réflexion approfondie sur ses pratiques évaluatives afin d’en améliorer la qualité. L’exercice de validation ainsi engendré a été pensé en fonction de la réalité et des besoins des enseignant.e.s et des étudiant.e.s en milieu universitaire.
Dans cet atelier, nous présenterons brièvement la naissance du projet et l’outil créé conjointement. Nous inviterons ensuite les personnes participantes à mener une réflexion guidée sur la qualité de leurs propres évaluations en explorant les étapes d’idéation, de conception, d’évaluation et de réinvestissement qui caractérisent le processus complet couvert par l’outil.
Apportez une tâche d’évaluation que vous aimeriez analyser avec nous !
Savoir quoi dire, quand, à qui et comment en L2 : intégrer la pragmatique dans la salle de classe
Animé par:
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Florence Reid
Université Laval
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Caroline Deveau
Université Laval

Samedi 3 octobre, 16h30-17h30
Université de Montréal, Pavillon Jean-Brillant
Salle: B-3265
3200, rue Jean-Brillant
Résumé :
La compétence pragmatique, définie par Taguchi (2019) comme l’habileté à bien transmettre son intention selon ses buts communicatifs à l’aide de formulations appropriées à la situation, est une compétence essentielle au développement de la compétence communicative d’apprenants de L2 (Félix-Brasdefer, 2025). Or, cet aspect de la communication est, d’une part, souvent négligé en salle de classe, et d’autre part, les enseignants se sentent peu outillés pour l’enseigner (Glaser et Martinez-Flor, 2025). Dans cet atelier pratique, nous définirons la compétence pragmatique et ses éléments-clés, vous analyserez du matériel et des cas pédagogiques sous la loupe de la pragmatique et repartirez avec des pistes concrètes pour aborder la pragmatique dans vos classes de français L2.
Et si la motivation se construisait? Des leviers concrets pour l'engagement affectif, cognitif et social
Animé par:

Gabriel Michaud
Université de Montréal

Pierre-Luc Paquet
Université de Montréal

Dimanche 4 octobre, 9h00-10h00
Université de Montréal, Pavillon Jean-Brillant
Salle: B-3265
3200, rue Jean-Brillant
Résumé :
En enseignant, on se demande souvent quelle prise on a réellement sur la motivation de nos élèves : que faire avec celui ou celle qui « n'est pas motivé »? Est-ce une donnée fixe, ou quelque chose sur quoi on peut agir? Et si, justement, la motivation se cultivait au fil des tâches et des interactions? Cet atelier propose de passer de la notion intuitive de motivation à celle, plus fine et plus actionnable, d'engagement — cet investissement que l'apprenant met dans son apprentissage sur les plans affectif, cognitif et social. À partir d'exemples de tâches concrètes issues de la classe de langue, nous explorerons des leviers concrets pour susciter et soutenir chacune de ces dimensions. Les personnes participantes repartiront avec des pistes d'intervention transférables à leur propre contexte d'enseignement.
